Une question m’obsède : comment me rapprocher au plus près des formes naturelles ? Il ne s’agit pas de représenter la nature, mais d’en traduire la vitalité.
FALAISES
Chercher le moment juste avant l’écroulement, telle une falaise. Mélange de grès chamotté et porcelaine tournés, séchés, craqués avant d’être déformés. Les pièces noires sont cuites une première fois à haute température puis engobées. Deuxième cuisson à basse température et pour finir enfumage). Elles sont souvent surmontées de végétaux trempés dans la porcelaine papier.
OSMOSE
Le lien entre l’homme et la nature est très présent dans mon travail. A travers cette pièce, je voulais que ce lien soit physique, directement posé sur la peau. Elle ne fait qu’un avec l’homme. (porcelaine papier percée et assemblée en parure)
PHYTOBENTOS
J’utilise des formes provenant du vivant, des végétaux, pour recréer une sensation de déjà vu quelque par sous l’eau ou ailleurs. Comme en arrêt sur image, on a la sensation qu’elles peuvent se mettre à bouger. (porcelaine papier trempée et coulée)
RESILIENCE
Quand le végétal reprend ses droits envers et contre tout, il nous donne la voie de la résilience. (grès, porcelaine trempée et émaillage texturé)
GERMINATION
Entre deux pavés ou sur un sol sec, une goutte d’eau suffit pour que la vie reprenne. C’est fascinant. Je cherche ici à symboliser cette force vitale. (argile craquelé et végétaux)
MYCETES
Les végétaux se forment au rythme de la rotation de notre planète. En m’inspirant de ce phénomène, j’utilise le mouvement de mon tour de potier pour étirer la terre. Elle prend alors des formes organiques. (grès ou porcelaine étirés sur le tour)
FOSSILE
(végétaux trempés dans du grès papier)
RESSAC PETRIFIE
Quand je crée des formes, je pense souvent aux quatre éléments. Ici je me suis mise dans la peau d’un bois flotté sculpté par le ressac. Par des mouvements de va et vient, la terre a pris des allures de bois. Ces pièces n’ont pas été cuites et ont été rendues à l’eau… (terre crue « roulée » )
RENAISSANCE
En explorant le site en ruine des usines Royal Boch à La Louvière, j’ai glané des bols biscuités et des décalcomanies. Ce lieu en démolition dégageait une forte impression de nostalgie et de tristesse. Savoir que le site allait devenir le musée de céramique contemporaine « Kéramis » a déplacé mon regard. J’ai alors eu envie de travailler autour de la coquille, une forme de passage, un symbole de naissance. À l’extérieur de la pièce, un grès blanc coulé dans une tasse biscuitée. À l’intérieur, une fine couche de porcelaine conserve la trace d’une décalcomanie. Le motif d’origine, initialement conçu pour une assiette, est fragmenté puis réassemblé en compositions florales aux influences japonisantes et art déco. J’ai intitulé cette série « Renaissance ». Elle évoque une étape de transition. Garder la mémoire du site tout en s’ouvrant vers l’art contemporain.
CREATURES
(laine, porcelaine et dentelles)
CLOPORTE

(coquilles coulées cuites au bois)
PELURES
(empreintes végétales en grès)


































































